J’ai à cœur aujourd’hui de partager un texte qui me donne beaucoup d’espoir quand je le lis. Je l’ai découvert dans le livre « Pour la joie », écrit par l’écrivaine et poétesse Kiyémis, En ode à la joie. Des mots qui résonnent énormément avec ma conception de la créativité et l’importance qu’elle a dans nos vies, dans nos luttes pour nos droits et notre liberté.
« [La joie] jaillit de notre volonté de rester vivantes, tendres, lucides, dans un monde qui nous voudrait dociles ou morts. Elle est le prolongement du cri, la lumière qui succède au feu.
La joie c’est aussi ça : un art de vivre ensemble, de résister ensemble, de créer des espaces d’existence où la beauté, la liberté, la créativité ne sont pas secondaires, mais centrales. Elle est politique parce qu’elle refuse de céder le terrain de la vie aux logiques de domination.
Alors oui, cette joie ne se donne pas aisément. Il faut aller la chercher avec les dents. Elle se cache sous la peur, sous la violence, sous les injonctions, sous la honte parfois. Elle demande du courage, et de la détermination. Elle est un moteur, mais aussi un devoir – un engagement envers nous même envers celleux qui viendront après nous. Une promesse que le feu ne s’éteindra pas. »
Kiyémis est sur Instagram : https://www.instagram.com/kiyemis/?hl=fr
Photo : Marie Prechac
